On sait par différentes sources que cet autel provient de l'église "del Suffragio" de Lucques, en Toscane. Il avait été érigé sur la fosse contenant les ossements des morts de la peste de 1630 et 1631. Il a été consacré le 29 janvier 1680 par le Cardinal Spinola, évêque de Lucques et restauré en 1804, après réparation du sceau qui avait été brisé, par l'archevêque Sardi comme on peut le lire sur les plaques de marbre latérales.
À la demande des marguilliers de la fabrique de la cathédrale, il a été offert par Elisa Baciocchi en 1811 (citer Oggiri). Il a remplacé l'autel primitif de la fin du 17e siècle.
Dans son ouvrage "Notre-Dame d'Ajaccio", à la page 34, Alex Arman nous apprend que : "Madame Mère fit remettre à la fabrique deux cents napoléons d'or, employés à l'acquittement des frais faits pour substituer dans la cathédrale l'autel adossé qu'envoyait la grande duchesse à l'autel isolé que l'on devait à Mgr Giustiniani."
D'après l'historienne de l'art Marta Gertosio, l'étude stylistique de cet ensemble laisse supposer qu'il est l’œuvre de marbriers génois de la deuxième moitié du 17e siècle (Gertosio Marta, Marmi genovesi d'eta barocca in Corsica : materiali per un repertorio. Tesi di laurea. Genova, 2015)
Photographe de l'Inventaire