• inventaire topographique
présentation de la commune d'Ota
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  • (c) Collectivité de Corse

Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Deux-Sevi (Les)
  • Adresse
    • Commune : Ota

Le territoire était occupé à la Protohistoire, à l'Antiquité et au Moyen Âge. Durant le 12e siècle, pas moins de deux églises et trois chapelles de style roman furent construites : les églises de Porto et d'Ota, dédiées à saint Jean-Baptiste, la chapelle Sainte-Perpétue sous le hameau d'Astica, la chapelle Sainte-Lucie dans le hameau du même nom et la chapelle Saint-Cyr dans le hameau i Maestracci. Toutes furent rasées durant les razzias turques des 16e et 17e siècles ; l'histoire de ce territoire est intimement liée à celles des seigneurs de la pieve de Sia, les da Leca. Souvent en guerre contre Gênes durant le 15e siècle, Ota et d'autres hameaux de la région furent rasés en 1489, tout comme les casteddi, éperons rocheux fortifiés par les seigneurs. Le village d'Ota a été refondé en 1516 après l'autorisation donnée par les Génois. La construction de la tour carrée à Porto en 1551 a servi à alerter la population en cas d'attaques turques. Seule la chapelle Sainte-Lucie est encore en bon état car elle a été reconstruite par Dominique Battini au 19e siècle et les fidèles continuent de s'y rendre en procession, tous les ans, le 13 décembre. L'église paroissiale a été construite en 1761 à Ota pour remplacer l'église primitive, détruite au 16e siècle et reconstruite mais en mauvais état. Le cimetière communal a été construit sur ses vestiges. A partir du 19e siècle, la commune connaît un essor agricole et industriel important. Le village s'étend alors le long de la route forestière, où des maisons volumineuses de notables sont construites. L'oléiculture, la culture du cédrat, des céréales, l'exploitation du bois et des châtaignes, les carrières de granite (trois couleurs : blanc, bleu et rouge), sont parmi les activités les plus florissantes. De nombreux séchoirs à châtaignes, des pressoirs à olives sont construits. Des hauts fourneaux sont érigés sur la rive droite du fleuve le Porto, le long de la route qui mène au port dans les années 1860. Durant les années 1930, deux hôtels pour voyageurs sont en activité.

  • Sites de protection
    parc naturel régional

Le territoire est réparti entre le bord de mer et des montagnes dépassant les 1200 mètres d'altitude, irrigué par deux rivières, l'Onca et la Spelunca, formant le fleuve Le Porto, du nom éponyme de l'écart maritime de cette commune, Ota situé à 320 mètres d'altitude, exposé au Sud, a son histoire intimement liée à celles des seigneurs de la Pieve de Sia, les da Leca. Souvent en guerre contre Gênes durant le 15e siècle, Ota et d'autres hameaux de la région furent rasés en 1489, tout comme les casteddi, éperons rocheux fortifiés par les seigneurs. Le village d'Ota a été refondé en 1516 après l'autorisation donnée par les Génois. Le territoire était occupé à la Protohistoire, à l'Antiquité et au Moyen Âge. Durant le 12e siècle, pas moins de deux églises et trois chapelles de style roman furent construites : les églises de Porto et d'Ota, dédiées à Saint Jean-Baptiste, la chapelle Sainte-Perpétue sous le hameau d'Astica, la chapelle Sainte-Lucie dans le hameau du même nom et la chapelle Saint-Cyr dans le hameau i Maestracci. Toutes furent rasées durant les razzias turques des 16e et 17e siècles ; la construction de la tour carrée à Porto en 1551 a servi à alerter la population en cas d'attaques turques. Seule la chapelle Sainte-Lucie est encore en bon état car elle a été reconstruite par Dominique Battini au 19e siècle et les fidèles continuent de s'y rendre en procession tous les ans le 13 décembre. L'église paroissiale est construite en 1761 à Ota pour remplacer l'église primitive, détruite au 16e siècle et reconstruite mais en mauvais état. Le cimetière communal a été construit sur ses vestiges. A partir du 19e siècle, la commune connait un essor agricole et industriel important. Le village s'étend alors le long de la route forestière, où des maisons volumineuses de notables sont construites. L'oléiculture, la culture du cédrat, des céréales, l'exploitation du bois et des châtaignes, les carrières de granite (trois couleurs : blanc, bleu et rouge), sont parmi les activités les plus florissantes. De nombreux séchoirs à châtaignes, des pressoirs à olives sont construits. Des hauts fourneaux sont érigés sur la rive droite du fleuve le Porto, le long de la route qui mène au port dans les années 1860. Durant les années 1930, deux hôtels pour voyageurs sont en activité. Depuis les années 1950, la commune vit essentiellement du tourisme attiré par le site remarquable et classé à l'Unesco du golfe de Porto. Raoul Blanchard (1877-1965) géographe français, écrivit ceci sur Ota dans son ouvrage "La Corse", paru en 1926 : "Ota, sur sa pente comme écrasée sous la cime chauve qui la domine de 1 000 mètres est une véritable oasis méditerranéenne enfermée entre de hautes murailles, pays laborieux qu'une agriculture avisée a transformé".

  • Relevé J. J. Luciani

  • Reproduction d'une action de la Société des Charbonnages de la Corse

  • Carte postale.

Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 1997, 2024